L’essentiel à retenir : le SSI agit comme le cerveau du bâtiment en couplant détection et mise en sécurité automatique. Ce système obligatoire se décline en cinq catégories, de A à E, adaptées au niveau de risque de chaque structure. Une installation conforme garantit non seulement le respect des normes, mais surtout une protection optimale des personnes face au feu. Sécurisez vos locaux maintenant
Face à la densité des normes, maîtriser le fonctionnement d’un ssi incendie représente souvent un défi technique pour les gestionnaires d’ERP. Ce guide détaille avec précision le rôle, les composants comme le SDI ou le SMSI, ainsi que les différentes catégories de ce système de sécurité incendie. Vous disposerez ainsi des clés nécessaires pour identifier les obligations réglementaires adaptées à votre bâtiment et garantir la protection des occupants.
- Qu’est-ce qu’un SSI et à quoi sert-il vraiment ?
- L’anatomie d’un système de sécurité incendie : SDI et SMSI
- Les 5 catégories de SSI : de A à E, comment s’y retrouver ?
- Le cadre réglementaire et les normes à connaître
Qu’est-ce qu’un SSI et à quoi sert-il vraiment ?
La définition claire du système de sécurité incendie
L’acronyme SSI désigne le Système de Sécurité Incendie, bien plus qu’un simple boîtier. C’est un ensemble coordonné d’équipements interconnectés. Sa vocation première reste de sauver des vies et protéger les biens.
Sa mission principale consiste à repérer immédiatement un départ de feu. Il alerte ensuite les occupants pour qu’ils sortent. En parallèle, il déclenche des mécanismes automatiques limitant la propagation. On le considère souvent comme le cerveau de la sécurité incendie.
L’installation de ce dispositif est obligatoire dans la majorité des bâtiments, surtout les Établissements Recevant du Public (ERP) et les IGH.
Les deux grands objectifs : protéger les personnes et gérer l’incendie
La priorité absolue demeure la sécurité des personnes présentes sur les lieux. Le ssi incendie garantit une évacuation rapide grâce à des signaux sonores et visuels clairs. L’alerte doit être comprise par tous.
Ce système ne se contente pas de sonner l’alarme. Il gère activement le sinistre en pilotant le désenfumage et le compartimentage via la fermeture des portes coupe-feu. Il coupe aussi certaines installations techniques comme la ventilation ou le gaz.
Un SSI efficace ne se contente pas d’alerter ; il organise la riposte contre le feu et la mise en sécurité des occupants avant même l’arrivée des secours.
L’anatomie d’un système de sécurité incendie : SDI et SMSI
Maintenant que le rôle du SSI est clair, il faut comprendre comment il est architecturé. Tout repose sur deux piliers qui travaillent main dans la main.
Le SDI : les yeux et les oreilles du système
Le Système de Détection Incendie (SDI) agit comme une sentinelle permanente. Sa seule fonction est de capter les signaux d’un départ de feu, le plus tôt possible. C’est la partie “détection” du ssi incendie.
Pour y parvenir, il s’appuie sur des composants clés précis. On trouve les Détecteurs Automatiques d’Incendie (DAI) qui réagissent à la fumée ou la chaleur, les Déclencheurs Manuels (DM) pour une activation humaine, et l’Équipement de Contrôle et de Signalisation (ECS), le cerveau du SDI.
En pratique, l’ECS collecte les informations des détecteurs. Il les transmet ensuite immédiatement à l’autre moitié du système, le SMSI.
Le SMSI : le bras armé de la sécurité
Le Système de Mise en Sécurité Incendie (SMSI) prend alors le relais. Il reçoit les ordres du SDI pour exécuter les actions de sécurité. C’est la partie “action” du SSI.
Cette mécanique est dirigée par un chef d’orchestre, le Centralisateur de Mise en Sécurité Incendie (CMSI). C’est lui qui pilote directement les Dispositifs Actionnés de Sécurité (DAS) installés dans le bâtiment.
- Compartimentage (fermeture des portes/clapets coupe-feu)
- Désenfumage (extraction des fumées)
- Évacuation (diffusion de l’alarme, déverrouillage des issues)
- Arrêt des installations techniques
Pour bien comprendre le fonctionnement d’un SSI, il faut voir le SDI et le SMSI comme un duo inséparable.
Les 5 catégories de SSI : de A à E, comment s’y retrouver ?
À chaque bâtiment sa catégorie de SSI
On distingue cinq catégories de ssi incendie, classées de A à E selon la complexité. La catégorie A offre le niveau de protection maximal. À l’inverse, la E reste la plus basique.
Le choix dépend strictement du type d’établissement, qu’il s’agisse d’un ERP ou d’un IGH. La capacité d’accueil joue aussi un rôle majeur. On analyse enfin les risques spécifiques, comme les locaux à sommeil. C’est une obligation légale précise.
Se tromper de catégorie de SSI n’est pas une simple erreur administrative, c’est mettre directement en jeu la sécurité des personnes et la conformité du bâtiment.
Le tableau pour tout comprendre en un coup d’œil
Ce tableau récapitule les exigences techniques pour chaque catégorie. Vous visualiserez ainsi les différences de composition instantanément.
| Catégorie SSI | Composition du SDI (Détection) | Composition du SMSI (Mise en Sécurité) | Type d’alarme |
|---|---|---|---|
| Catégorie A | SDI avec DAI (Détection Automatique d’Incendie) partout | CMSI de type A pilotant tous les DAS | Alarme Générale Sélective |
| Catégorie B | SDI avec DAI par zones | CMSI de type B | Alarme Générale |
| Catégorie C | Aucun SDI | SMSI avec déclencheurs manuels pilotant les DAS | Alarme Générale |
| Catégorie D | Aucun SDI | SMSI avec commandes manuelles pour le désenfumage | Alarme Générale |
| Catégorie E | Aucun SDI | SMSI limité à l’alarme (BAAS), pas de pilotage de DAS | Alarme Générale |
Le cadre réglementaire et les normes à connaître
Choisir la bonne catégorie est une chose, mais il faut aussi s’assurer que chaque composant et l’installation globale respectent un cadre normatif très strict.
Les textes de loi incontournables
Tout repose sur un socle juridique précis : le règlement de sécurité contre les risques d’incendie dans les ERP. C’est l’arrêté du 25 juin 1980 qui fait foi. Plus spécifiquement, les articles MS 53 et suivants encadrent strictement votre ssi incendie.
Ces textes dictent les obligations d’équipement selon le classement de votre établissement, sans aucune marge de manœuvre possible.
Les normes NF : la bible technique du SSI
Côté technique, la série de normes NF S 61-931 à NF S 61-940 constitue le référentiel absolu. Elles pilotent la conception, l’installation et la maintenance de chaque système pour garantir leur fiabilité.
Voici les piliers de cette réglementation technique :
- NF S 61-931 : Dispositions générales et définitions.
- NF S 61-932 : Règles d’installation du SDI.
- NF S 61-934 : Spécifications pour les Centralisateurs de Mise en Sécurité Incendie (CMSI).
- NF S 61-937 : Exigences pour les Dispositifs Actionnés de Sécurité (DAS).
Le respect de ces normes impose une coordination SSI rigoureuse tout au long du projet.
Le Système de Sécurité Incendie constitue la clé de voûte de la protection des personnes et des bâtiments. Comprendre son fonctionnement, du SDI au SMSI, et respecter la réglementation stricte garantit une installation conforme. Une maintenance régulière reste indispensable pour assurer la fiabilité face aux risques d’incendie 🛡️.
FAQ
Qu’est-ce que le SSI ?
Le SSI, ou Système de Sécurité Incendie, est un ensemble complexe d’équipements interconnectés qui sert de “cerveau” à la sécurité d’un bâtiment. Il ne se limite pas à détecter la fumée : il collecte les informations, les traite et ordonne automatiquement les actions de mise en sécurité pour protéger les personnes et les biens.
Concrètement, ce système autonome gère l’alerte sonore pour l’évacuation, l’ouverture des exutoires de fumée ou encore la fermeture des portes coupe-feu. Il est indispensable dans la majorité des Établissements Recevant du Public (ERP) pour garantir une réaction immédiate face au feu.
Quelles sont les 5 fonctions principales du SSI ?
Le fonctionnement d’un SSI complet repose sur cinq piliers techniques. La première fonction est la détection (via le SDI), qui repère le départ de feu. Les quatre autres fonctions sont assurées par le système de mise en sécurité (SMSI) : l’évacuation (diffusion de l’alarme), le compartimentage (limiter la propagation du feu), le désenfumage (évacuer les fumées toxiques) et l’arrêt des installations techniques (coupure ventilation, ascenseurs, etc.).
Qu’est-ce que le SSIAP ?
L’acronyme SSIAP désigne le Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes. Contrairement au SSI qui est un système technique, le SSIAP fait référence aux formations et aux équipes humaines (agents de sécurité incendie) présentes sur site pour assurer la prévention et l’intervention.
Les agents SSIAP utilisent le SSI au quotidien. Ils surveillent l’écran de contrôle (ECS), effectuent les levées de doute en cas d’alarme et orchestrent l’évacuation du public en s’appuyant sur les équipements du système.
Quelles sont les 5 catégories de SSI ?
Les Systèmes de Sécurité Incendie sont classés en cinq catégories, de A à E, selon le niveau de risque de l’établissement. La catégorie A est la plus complète et sécurisée, intégrant un système de détection automatique complet et un CMSI. Elle est requise dans les lieux à hauts risques, comme les locaux à sommeil.
À l’inverse, la catégorie E est la plus simple, se limitant souvent à des équipements d’alarme basiques. Entre les deux, les catégories B, C et D offrent des niveaux de protection intermédiaires adaptés à la taille et à l’activité du bâtiment.
Quand un SSI est-il obligatoire ?
L’installation d’un SSI est obligatoire dans la grande majorité des Établissements Recevant du Public (ERP) et des Immeubles de Grande Hauteur (IGH). L’obligation et le choix de la catégorie dépendent du type d’activité (magasin, hôtel, hôpital…) et de l’effectif admissible dans les locaux.
Le règlement de sécurité, notamment l’arrêté du 25 juin 1980, définit précisément quel type de système doit être installé. L’objectif est d’adapter les moyens de protection à la vulnérabilité du public accueilli.
Quels sont les 4 grands principes de la prévention incendie gérés par le SSI ?
Le SSI structure sa réponse autour de quatre principes clés pour sauver des vies : détecter précocement l’incendie, alerter les occupants pour qu’ils évacuent, limiter la propagation du feu et des fumées pour sécuriser les zones d’attente, et faciliter l’intervention des secours extérieurs.
Qui peut intervenir sur un SSI ?
Intervenir sur un SSI est strictement encadré car il s’agit d’un organe vital de sécurité. Seuls des techniciens compétents et qualifiés, souvent employés par des entreprises spécialisées et certifiées, peuvent effectuer l’installation, la maintenance et le dépannage.
De plus, lors de la phase de conception ou de modification, l’intervention d’un Coordinateur SSI est obligatoire. Ce dernier s’assure de la cohérence technique du système et du respect des normes NF S 61-931 à 940 tout au long du projet.





